Les 10 habitudes que j’ai abandonnées dans ma vie au Portugal

Les 10 habitudes que j’ai abandonnées dans ma vie au Portugal

Vous êtes à l’étranger et vous avez eu un choc culturel là-bas?

Quand on vit dans un pays étranger pour longtemps, des fois on doit changer complètement notre habitude, notre mentalité et notre perspective envers la culture de ce pays. Pis on sera surpris à quel point notre façon à penser a été changée sans se rendre compte.

Dans cet article, je vais vous dire les 10 habitudes que j’ai abandonées après mon installation au Portugal. Vous pourrez peut-être avoir des idées de ce que c’est que de vivre au Portugal. (Je suis du Japon alors la différence que j’ai trouvée serait peut-être plus énorme que la vôtre)

1.  De m’énnerver quand je dois attendre

Il faut savoir qu’au Portugal, on doit attendre TOUT LE TEMPS : peu importe c’est quoi on veut faire, on doit attendre. À l’office de l’immigration pour des papiers, dans les restaurants, à la caisse de supermarchés,  à l’arrêt du bus, etc… Ça prend 10 fois plus de temps que normal pour toutes les choses, et personne ne sait pourquoi.

Dans les restaurants, c’est tellement normal d’attendre 5 mins pour avoir la carte à nos mains, encore 10 mins pour pouvoir passer la commande et un autre 20 mins pour finalement avoir notre plat… Des fois ils oublient la commande et s’en viennent pour la demander une autre fois. Oh my god.

Au supermarché, personne ne se depêche. Ni clients, ni employés. Ça prend mille an pour juste acheter une bouteille d’eau. Je voudrais bien savoir pourquoi ça leur prend un temps fou pour mettre les trucs achetés dans un sac.

Ce qui est incroyable par rapport à ça, c’est que les gens ne se plaignent jamais contre ce temps d’attente énorme. Ils sont habitués. On entend jamais les gens soupirer en attendant leurs tours dans la longue file à la caisse au supermarché.

Des caissiers du Japon, vous êtes vraiment top. Leur rapidité et éfficacité sont quasiment celles d’un robot.

Mais oui, ici c’est le Portugal, on devrait accépter que les gens ont un rytheme portugais. À moment donné, j’ai changé ma mentalité et finalement ça me dérange pas trop d’attendre. Merci Portugal.

Une chose intéressante pour ajouter : si on tourne la tête vers le cher voisin – Espagne, ça nous impréssionne à quel point ils sont efficaces et rapides, fait que on aura pas d’occasion pour attendre. C’est vraiment étonnant cette différence entre les deux pays juste à côté.  Mais pour moi, qui étais déjà habitué un peu au rytheme portugais, c’était un peu difficile ce rytheme espagnol parce que ça m’a fait sentir fatigué et ça m’a donné trop de pression surtout lors de la commande dans les restaurants. (Fallait que je sache ce que je voulais commander avant m’asseoir parce que le serveur serait venu 2 secondes après pour prendre la commande) Quand je suis rentré au Portugal, je me suis retrouvé en paix. C’est fou l’habitude!

2.  De chécker (ou de croire) l’horaire de transport

C’est un peu pareil par rapport au rytheme portugais dont j’ai parlé au-dessus, les transports au Portugal sont n’importe quoi. Jamais arrivent à l’heure, oui surtout les bus!

Avec 20 minutes de retard, on voit finalement son bus qui vient avec le prochain bus en arrière. Ça sert à quoi l’horaire si cette situation arrive si souvent? Une fois j’ai même vu 3 bus venir d’affilée.

Les Portugais pourtant, ils attendent le bus sans se plaindre. Ils sont vraiment professionnels d’attendre.

Moi, j’ai arrêté de chécker l’horaire et je ne prends même pas de bus : je marche. Apparemment c’est plus rapide.

3. D’avoir envie de Ramen

Aujourd’hui, on peut manger de bons sushis n’importe où dans le monde. Comme le Portugal est entouré de la mer, la qualité des sushis est bonne et le prix est vraiment pas cher (genre 4€ dans une boîte à emporter, 7€ pour un All you can eat).

Mais quant à Ramen, des nouilles japonaises que l’on mange tout le temps, ce n’est pas le cas.

Pour les Portugais, « des nouilles » signifient justement des woks chinois alors personne ne connaît Ramen.

J’ai trouvé un Ramen dans un restaurant « asiat' » après ma recherche sur Google, mais c’était pas du tout celui que je voulais. Pis ça m’a coûté 14€ pour une soupe du poulet avec des nouilles blanches de je sais pas trop quoi. Je dis pas le nom de restaurant mais juste arrête de faire n’importe quoi.

Après ces genres d’expérience, je n’ai même pas envie d’en manger. Là j’ai commencé à oublier c’est quoi le Ramen.

4. De chécker la méteo

Au Portugal, il pleut jamais en été. C’est pas une blague, JAMAIS. Il y a même pas d’orage d’été qui est difficile à prévoir. alors on n’a pas besoin de chécker la méteo chaque matin. C’est bin cool.

Par contre, le temps en hiver est très instable. Même s’il neige jamais, c’est impossible de donner la prévision précise à cause de l’alternance de pluie et de soleil dans une même journée. Bréf, on n’a pas besoin de voir la méteo, juste on doit toujours penser à amener le parapluie pliant.

5. De laisser le pourboire

@photo by VIKTOR HANACEK

Quand j’ai commencé à vivre au Portugal, ça m’a vraiment surpris qu’il n’y ait pas beaucoup de culture de laisser le pourboire. Le bas salaire et pas de pourboire…c’est difficile la vie ici quand même. Surtout moi, j’avais été habitué à la culture de pourboire canadienne (15% de pourboire quasiment obligatoire) alors au début je savais pas quoi faire, mais je m’y suis habitué. C’est mieux que ça coûte moins cher.

Vous pouvez peut-être imaginer mon sentiment quand j’ai vu un touriste américain qui a laissé 1€ de pourboire pour sa bière qui coûtait 1€. C’est crazy. Tu peux en prendre une autre!

Avant tout, on peut pas trop s’attendre à bon service qui mériterait le pouboire au Portugal, surtout dans les restaurants locaux. Ils sont pas très accueillants, ils nous servent le plat sans rien dire et on doit attendre très longtemps. Si on rencontre des restaurants qui sont pas comme ça, c’est pour les touristes. Personne n’attend un très bon service dans les restaurants locaux mais juste un bon plat.

6. D’attendre le serveur pour m’asseoir dans un restaurant

Comme j’ai grandi dans un pays où la communication à l’éntrée de restaurant est considérée importante et où on peux pas choisir sa table sans dire bonjour (je crois que dans beaucoup de pays c’est un peu comme ça), c’est très surprenant la culture de restaurant au Portugal.

Même si on attend que quelqu’un vient à l’entrée de restaurant pour nous faire accueillir, personne ne viendra pour nous demander « Salut ça va bien? Combien de personne? »

C’est pareil si on entre direct et dit au personnel  »Bonjour, c’est pour manger. », il nous dira « Tu fais quoi là? Assis-toi où tu veux! » sans aucun sourire.

Alors, quand vous allez au restaurant local au Portugal, vous n’avez qu’à entrer directement dedans et vous asseoir. C’est très normal ici, mais après ça va prendre du temps pour avoir la carte, la boisson, la bouffe…

7. D’essayer d’être bien habillé

@Photo by: Matthew Henry

Les Portugais, en général, sont habillés très simple, sans prétention. Si on est habillé très parisien ou très newyorkais ou quoi, on se fera bin remarquer.

Quand je suis allé en Espagne, par contre, j’étais choqué que les gens dans la rue étaient tellement bien habillés avec toute sorte de couleur. Je pourrais dire qui sont des Portugais même si je serais dans la rue à Madrid, à cause de la différence de façon à s’habiller.

Pis je trouve qu’il y a beaucoup de gens qui portent des vêtements jaunes au Portugal. C’est la mode peut-être?

8. D’utiliser le sèche-cheveux et la sécheuse.

@Photo by: Shopify Partners

Je me suis rendu compte que, d’utiliser le sèche-cheveux c’est le gaspillage de l’électricité et du temps. Comme de l’air est très sec au Portugal, les cheveux se séchent très rapedement, et le linge aussi. Bienvenue un éco-life!

Ici les gens qui utilisent le sèche-cheveux sont la minorité parce qu’il fait chaud et je doute que la sécheuse n’exsite même pas. Mais c’est pour ça que l’on peut voit un beau contrast des belles rues historiques et des bovettes de vielle Madame sur le balcon au-dessus.

9. D’aller au centre-ville de Lisbonne

Tous les touristes imaginent des pentes, des ruelles étroites et de vieux tramways quand ils pensent à Lisbonne. Pour les gens qui y habitent, cependant, c’est quelque chose à éviter. C’est une torture de monter et de descendre ces pentes tous les jours, aussi de marcher la petite rue ou de prendre le tramway qui sont remplis des touristes toute l ‘année.

C’est pour ça que je mets quasiment jamais les pieds au centre-ville après quelques mois de ma vie à Lisbonne. Dehors du centre-ville, il y a quasiment pas de pente et c’est plus facile à faire des épiceries, aller au centre commercial, etc. En plus, le loyer y est plus bas!

10. De chercher des Japonais expatriés

Photo by: Matthew Henry

Même si on est à l’étranger pour avoir une autre vie de chez nous, ça nous manque des fois de parler la langue de chez nous, de manger la cuisine de chez nous, avec les gens de chez nous.

Pour moi, c’est bien pareil mais… il y a très peu de Japonais à Lisbonne. Je vois même pas de fameux touristes japonais en groupe, qui suivent tranquillement au guide avec un petit drapeau à la main, alors vous pouvez imaginer combien des Japonais expatriés sont ici?

Il y a très peu de restaurants qui sont gérés par des Japonais, par exemple. Quant à la communauté japonaise à Lisbonne, c’est impossible de trouver même sur le Meetup.

On a une vie très différente de celles du Canada ou de l’Australie où on peut facilement rencontrer des Japonais et leur communauté. C’est une bonne chose pour avoir une immersion totale dans une autre culture, ou pour apprendre la langue, mais des fois c’est un peu difficile…

En plus de ça, on dirait que les Portugais ne sont pas très intéressés à la culture étrangère. Ils vivent leurs vies. C’est rare de rencontrer des personnes qui trippent sur le Manga, Animé, celles que l’on rencontre souvent à l’étranger.

Pour finir

Pour vivre à l’étranger, c’est très important de savoir sa culture et d’accépter la différence. Bien sûr que l’on apprend beaucoup de choses comme la compétence linguistique mais je pense que le changement de mentalité ou de façon à penser que l’on aura eu, enrichera notre vie plus tard.

Quant au Portugal, à mon avis, c’est un endroit un peu difficile à vivre pour le long-term. Ainsi, ça prendra du temps pour accépter la différence culturelle. Mais avec son climat vraiment agréable et doux et son rytheme de vie très relaxe, c’est un endroit idéal pour passer une vie sans stresse.

J’aimerais bien que plus de Japonais s’intéressent à ce beau pays et sa culture, et qu’ils y viennent pour vivre.

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